La valériane, plante médicinale reconnue pour ses effets relaxants, est souvent présentée comme une solution naturelle aux troubles du sommeil ou à l’anxiété. Toutefois, cette plante n’est pas sans risque. Derrière son image douce se cachent des effets secondaires potentiels et des interactions qu’il ne faut pas négliger.
Dans cet article, nous allons examiner en profondeur les dangers de la valériane, ses effets indésirables, les risques liés à un mauvais usage, et les précautions à prendre avant d’en faire un complément régulier. Un contenu essentiel pour faire un choix éclairé.
Qu’est-ce que la valériane ?
La valériane officinale (Valeriana officinalis) est une plante originaire d’Europe et d’Asie, utilisée depuis l’Antiquité pour ses vertus apaisantes. Elle est surtout consommée dans le but de trouver une solution aux troubles de sommeil, pour ceux qui souffrent de stress chronique. La valériane se consomme généralement sous forme de gélules, de tisanes, de teintures ou d’extraits liquides.
Ses effets reposeraient principalement sur sa capacité à moduler le GABA, un neurotransmetteur qui régule le système nerveux central. C’est ce qui expliquerait ses propriétés sédatives et relaxantes.
Valériane danger : Des effets secondaires à ne pas sous-estimer
Des rêves intenses et parfois perturbants
L’un des effets les plus étonnants rapportés par les utilisateurs de valériane est l’apparition de rêves vifs, parfois agréables, mais souvent troublants, voire angoissants. Cela s’expliquerait par un sommeil plus profond induit par la plante, modifiant les cycles de sommeil.
➡️ À noter : les personnes sensibles aux cauchemars devraient éviter de consommer la valériane en soirée.
Palpitations cardiaques : un effet paradoxal
Bien que la valériane soit censée calmer, certains utilisateurs signalent des palpitations. Ces battements rapides ou irréguliers du cœur peuvent provoquer un inconfort important.
Il s’agirait d’un effet rare, mais lié à des doses élevées ou une sensibilité individuelle accrue. Cela peut aussi renforcer l’anxiété chez certaines personnes.
Bouche sèche, nausées, troubles digestifs
La valériane n’épargne pas le système digestif. Des études ont mis en évidence des effets indésirables comme :
- une bouche sèche persistante
- des nausées
- voire des épisodes de diarrhée
Ces symptômes apparaissent surtout en cas de prise prolongée ou de dosage excessif.
Maux de tête et somnolence matinale
Paradoxalement, la valériane, censée soulager les céphalées, peut également en provoquer chez certaines personnes. Ce phénomène reste mal compris, mais pourrait être lié à une réaction du système vasculaire.
Autre effet rapporté : une sensation de lourdeur ou de fatigue au réveil, notamment après une forte dose. On parle alors de « gueule de bois végétale ».

Interactions médicamenteuses : attention au mélange
La valériane peut interagir avec plusieurs médicaments, notamment :
- les antidépresseurs
- les sédatifs (benzodiazépines, somnifères…)
- l’alcool
- les antihistaminiques
- certains médicaments contre le cholestérol
- des antifongiques
Ces interactions peuvent majorer la somnolence, ou dans certains cas, causer une dépression respiratoire. Il est donc crucial de consulter un professionnel de santé avant de prendre cette plante en parallèle d’un traitement.
Valériane et foie : Un risque rare mais réel
Bien que cela reste marginal, plusieurs cas ont documenté des atteintes hépatiques associées à l’usage de valériane, en particulier en combinaison avec d’autres plantes.
Les symptômes incluaient une fatigue extrême, des nausées persistantes et une jaunisse. La récupération, après arrêt du complément, s’étalait sur plusieurs mois.
➡️ En cas d’antécédents de maladies du foie, la prudence est de mise.
À éviter chez certains publics
La valériane n’est pas recommandée pour :
- les enfants
- les femmes enceintes ou allaitantes
- les personnes âgées polymédiquées
Le manque de données scientifiques sur la sécurité dans ces groupes justifie cette précaution.
Valériane danger : une question de dosage
Quelle dose est considérée comme sûre ?
Les études indiquent une plage efficace de 300 à 600 mg par jour pour les troubles du sommeil. Cependant, au-delà de 800 mg, les risques d’effets secondaires augmentent sensiblement.
Pour l’anxiété, des dosages allant jusqu’à 765 mg par jour ont montré une efficacité, mais doivent être encadrés médicalement.
Effets d’un surdosage de valériane
Un excès de valériane peut engendrer :
- une sédation excessive
- une confusion mentale
- une fatigue accrue
- des troubles de l’humeur
En cas de surdosage accidentel, il est impératif de consulter rapidement un médecin.
Peut-on devenir dépendant à la valériane ?
Contrairement aux somnifères chimiques, la valériane ne provoque pas de dépendance physique avérée. Toutefois, une habituation psychologique peut survenir, notamment chez ceux qui l’utilisent chaque soir.
Il est donc recommandé de ne pas dépasser quelques semaines d’usage consécutif et d’envisager des pauses régulières.
Les précautions à adopter
Pour une utilisation sécurisée, voici quelques conseils :
- Choisir un produit de qualité contrôlée (certifié par un laboratoire indépendant)
- Commencer par une faible dose
- Ne pas cumuler avec d’autres plantes sédatives
- Éviter la conduite après ingestion
- Informer son médecin en cas de traitement en cours
Alternatives à la valériane
Si vous présentez des effets indésirables, sachez qu’il existe d’autres solutions naturelles :
- Mélisse : plus douce pour l’organisme
- Passiflore : bien tolérée
- Camomille : idéale en infusion légère
- L-théanine : un acide aminé apaisant
Ce qu’il faut retenir : La valériane, pas si inoffensive ?
Sous ses allures de remède ancestral, la valériane peut provoquer des effets indésirables qu’il convient de ne pas négliger. Ses interactions, ses effets secondaires et le manque de régulation exigent une utilisation responsable.
Elle peut constituer une aide précieuse, mais doit être consommée avec discernement, de préférence sous supervision médicale. Car même un produit « naturel » peut comporter des risques réels pour la santé.